Benjamin Button

En Provence, Juliette lit The Curious Case Of Benjamin Button, une nouvelle de F. Scott Fitzgerald. Au départ, elle devait lire Le Portrait de Dorian Gray, que j’avais lu en préparant mon scénario. Seulement voilà, en plein milieu de l’album – j’avais fait 34 pages – un ami m’envoie un mail reprenant un article paru dans Variety, dans lequel était présenté le nouveau projet de David Fincher, réalisateur de Seven. Fincher s’apprêtait à adapter The Curious Case Of Benjamin Button, d’après une nouvelle de 20 pages de F. Scott Fizgerald, qui racontait l’histoire d’un type de 50 ans, qui est né vieux, et qui n’en finit pas de rajeunir… Il rencontre une jeune femme de 30 ans quand lui en a 50, et vit avec elle, mais évidemment, il rajeunit au fur et à mesure qu’elle vieillit. Différence majeure: dans la nouvelle, le personnage naît vieux et rajeunit à vitesse réelle. Il possède donc un corps de vieux, mais sans l’expérience d’un homme âgé. Dans le film de Fincher, prévu au départ pour 2006 (comme 80 jours), le vieux devait être joué par Brad Pitt et la jeune femme par Cate Blanchett. Bref, un bon vieux blockbuster hollywoodien qui allait tout écraser sur son passage et nous faire passer pour des copieurs sans originalité du tout ! Branle-bas de combat. Je vais vite sur internet trouver la nouvelle en question, parue début du XXe siècle et dont je n’avais jamais entendu parler, et la lis sur-le-champ. Je suis soulagé, car l’histoire n’est pas du tout la même, mais il y a quand même pas mal de croisements.
Si notre album sort bien avant le film, ça ira, mais sinon, on est mal. Heureusement, le projet a semble-t-il traîné et n’est annoncé que pour 2008.
En clin d’œil, j’ai donc fait lire The Curious Case Of Benjamin Button à Juliette…
