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Chroniques

 

 

 

08 04 2017 : Make Philippe Poutou great again

31 03 2017 : Faites des enfants...

02 02 2017 : Being Donald Trump

01 08 2016 : La dictature de l’instantanéité

02 04 2016 : Raconte-moi des Salah

13 02 2016 : Bruxelles en thérapie

06 02 2016 : La complainte de l’accent circonflexe

09 01 2016 : Jacques le fataliste...

02 01 2016 : Bonne année 2016…

26 12 2015 : Djihad intergalactique

19 12 2015 : Question pour un champion

15 11 2015 : Putain de vendredi 13

10 04 2015 : Faites des enfants…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faites des enfants...


C’est l’histoire de Toto qui va chez le teinturier (à la place de sa mère, qui avait broderie, et de son père, qui bossait dans la politique). Un motard policier entre dans le magasin avec son casque sur la tête. Il se gratte le casque. Toto lui demande pourquoi il se gratte le casque. « Parce que j’ai la tête qui me gratte. ». Toto lui demande pourquoi il n’enlève pas son casque, alors.
« Et toi, lui rétorque le motard, quand t’as les fesses qui te grattent, tu enlèves ton pantalon ? »
Ha ha ha, j’en ris encore !


Quoi ? Une blague de Toto n’est pas du niveau d’un journal sérieux comme L’Echo ?
Ah, oui, mais j’oubliais de vous le préciser : je fais travailler mon fils de 8 ans, qui m’aide pour de menus travaux. C’est lui qui m’a suggéré l’entame de cette chronique. Certes, il n’est pas encore tout à fait humoriste diplômé et inscrit à l’OCA (Ordre des Comiques Agréés) ; il lui reste quelques toutes petites années d’études (douze, à peu près).
Quant à ma fille, si elle croit que je vais douiller pour son mariage… Surtout à 40 000 euros la noce (elle a des goûts de luxe, en plus : Mademoiselle veut une réception de princesse dans un château de 14 chambres dans la Sarthe, rien que ça).


Ceci dit, je m’avance, car elle n’a que 10 ans, donc la réception à 400 invités n’est pas pour tout de suite. Mais ce n’est pas en gribouillant des petits dessins dans votre journal favori que je vais pouvoir y arriver. Il faut que je pense à me recycler.
L’épicerie fine ? Même Sophie Dutordoir en est revenue.
Le football ? Demandez aux émirs qataris ce qu’ils pensent des milliards investis dans le PSG, tout ça pour se faire ridiculiser à jamais par des Catalans tatoués.


Dans la politique ?
Ah non, la politique, c’est comme l’industrie du porno : de l’extérieur, on se dit que n’importe quel clampin bien membré y arriverait, et à nous les bimbos, les hôtels de luxe, le champagne et la coke gratuite. Et une fois dedans, on est dégoûté en moins de 24 heures. On rentre chez soi lessivé et on se sent sale devant le miroir. Tout ça pour finir un beau jour devant Jean-Luc Crucke à s’excuser d’avoir gagné trois francs six sous (voire un peu plus…) à ne rien faire. Franchement, non merci. Le principal ennemi de la politique, c’est la médiocrité.
Ou alors en France. Ah oui, là, peut-être. Ah, la France, les lambris du pouvoir, les dorures dans les ministères, les planchers qui craquent et les pingouins dans chaque pièce qui vous donnent du « Monsieur le ministre » ; les conciliabules entre Enarques, les vacances au Cap Ferret, la Légion d’honneur et les dîners chez les chefs étoilés… Mmh, j’en salive d’avance.


Fort de mon passeport français, tous les rêves me sont permis : j’ai dix ou quinze ans avant le mariage de ma fille pour devenir un notable de la République et amasser plein de pognon. Pour arriver à mes fins, je veux bien faire la carpette du roi (en France, on appelle cette fonction « Premier ministre ») pendant cinq ans s’il le faut, mais j’y arriverai !
Attendez, ma tendre épouse m’appelle. Oui, darling ? Euh, là, je suis en train d’écrire une chronique ! Quoi ? Tu as donné mes costards à 6500 balles au teinturier ? Oui, très bien, tu n’allais quand même pas les mettre au Lavomatic du coin en les mélangeant à la lessive des gueux, hein ? Et quoi ? Un policier avec un casque de motard les a saisis parce qu’il trouvait ça louche ? Oui, et alors ? On m’en a offert pour 50 000 balles depuis cinq ans, des costards, darling. Donc trouve-m’en un autre pour le gala de bienfaisance de la paroisse locale de ce soir, veux-tu ? Merci, darling.


Franchement, je ne serais rien sans ma femme. Ok, elle vous… pardon, elle ME coûte cher, enfin non, elle VOUS coûte cher, mais croyez-moi, c’est comme Kate Moss dans la pub de shampooing: « Parce qu’elle le vaut bien. ».
Vous allez me dire qu’en début de chronique, l’histoire de Toto ne mentionnait pas ma femme, mais un enfant. Bon, OK, j’ai un peu travesti la réalité, mais ça reste dans la famille, et la famille, c’est sacré.


Bon, c’est décidé, je vais devenir président de la République, ça c’est un métier d’avenir. En 2022, ce sera moi.
D’ici-là, mon fils, pas le choix, va falloir qu’on pisse de la copie pour payer le mariage de ta frangine.

Faites des enfants, tiens…

 


    
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