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Madame Ronchard

 

 

 

Présentation

Casting

Prépublication dans Le Vif/L’Express

Premières planches

Making of #01 : Ouverture

Making of #02 : Salle de rédaction

Making of #03 : Café des sports

Making of #04 : Transition

Making of #05 : Une de journal

Making of #06 : Lebourdon et Guerrelasse

Making of #07 : Le Ronchardisme

Making of #08 : Prise d'otage

Making of #09 : Allocution royale

Making of #10 : Les intellectuels

Making of #11 : Corruption

Making of #12 : Le match

Making of #13 : Débat télévisé

Making of #14 : Epilogue

L'interview de Mme Ronchard

Vos commentaires

 

Making of #07 : Le Ronchardisme se structure – Planches 21 à 26.

     
     

Il convient ici de recoller les pièces du puzzle et cette fameuse planche 21, qui m’a donné tellement de fil à retordre.

 

J’opte pour cinq strips en longueur, afin de fluidifier la narration, façon plan séquence, afin d’effectuer un grand mouvement de caméra d’une scène à l’autre.

 
Le liant est fait grâce aux commentaires de Marks et Spencer, Marks parlant de plus en plus comme Thierry Roland, utilisant des clichés qui essentialisent les gens, ici, les pays de l’Est, forcément mafieux. Comme dans le couple Roland/Larqué, son acolyte politiquement correct vient modérer ses propos.
 

Strip 3, j’ajoute un insert pour mettre un peu plus de rythme et marquer le changement de lieu.

 

Je me suis ici posé la question de savoir si cette image méritait ou non une case entière sur toute la longueur. Réponse négative, car on a déjà vu ce plan plusieurs fois depuis le début de l’album : le lecteur sait où il est, pas besoin d’insister sur l’extérieur. En revanche, l’intérieur est plus important. Il faut montrer que les gens commencent à être de plus en plus nombreux, mais cela reste encore, pour l’instant, un groupuscule. Le plan est vu en contre-plongée, à ras du sol, comme si le lecteur était un serpent qu’il s’infiltrait sans bruit au cœur de la scène.

 

Plan suivant, champ contre-champ : une plongée pour balayer cette petite foule, comme s’ils étaient vus depuis le « POG » (Point of God, en anglais) qui, en l’occurrence, est personnalisé par l’écran de télévision, religion universelle.

 

On distingue de nouveaux personnages derrière Madame Ronchard, Gédéon, Lebrol et les deux poivrots. Mais ils sont à l’arrière-plan et ne vont servir qu’à l’effet de foule.

 
On se concentre ici sur Dieu : la télévision, qui propage toutes les « vraies » nouvelles au « peuple ». Et l’on découvre le deuxième frangin Scribouille, sorte de Roger Gicquel moderne, pour rester dans la référence « Vintage » des années 1970. Roger Gicquel, l’homme qui avait ouvert son journal par le célèbre « Aujourd’hui, la France a peur », suite à l’assassinat d’un petit garçon par Patrick Henry en 1976.
 
 
Beaucoup plus léger, Balthazar Scribouille parle de la seule chose qui intéresse les foules : le football. Je l’habille néanmoins comme au temps des années 1970, avec couleurs pétantes, veston beige à grosses côtes et cravate avec gros nœud. Par rapport à Gaspar, son frère rédacteur en chef du Pleutoultanais libéré, je prends exactement le même, mais je lui ajoute des cheveux, lançant ici un pay-in dont le pay-off aura lieu lors du débat télévisé, en fin d’album.
 

Je me suis beaucoup amusé avec les arrière-plans d’image de football, allant chercher de vraies photos de match sur internet, pour ensuite modeler le tout à la sauce pleutoultanaise.

   
J’ai fait pas mal d’essais infructueux de ces gens qui pestent contre le présentateur du JT, avant d’arriver au résultat final.
   
   
   
Planche 22, il faut redynamiser l’action et nourrir l’intrigue.
   
Le journal télévisé balaie donc l’actualité, de manière un peu plus large que le simple chapitre sportif. Ce déroulé du JT va me servir de fil conducteur pour toute la scène, me permettant de zapper d’un sujet à l’autre de manière dynamique. Très vite lors de l’écriture, j’avais imaginé ce « zapping » très dynamique.
   
   

Surtout, cette séquence introduit un nouveau personnage très important – seul « étranger » au Pleutoultan, donc mieux à même d’analyser objectivement les choses, car ce sont souvent les étrangers qui mettent le doigt sur les dysfonctionnements d’un pays, mieux que les locaux, qui n’ont pas toujours la distance adéquate.
Notre homme est italien, il s’appelle Ernesto Colmanto, c’est le scientifique que personne n’écoute, l’oiseau de mauvais augure, l’oracle qui dit la vérité, une vérité que personne ne veut entendre. Bref, il parle dans le vide.
Il est en porte-à-faux total avec les informations footballistiques. Alors que la populace ne jure que par le pain et les jeux – comme le rappelle inconsciemment le décor du Colisée de Rome en arrière-plan – lui est là pour nous rappeler que nous sommes assis sur un volcan, politique autant que sismique.

Et il est italien. Pourquoi ? Pace que les Italiens sont tous dingues de foot, même les intellos, ce qui n’est pas courant. Je vais donc pouvoir jouer sur l’ambivalence du scientifique pondéré en toute occasion, mais qui oublie toute objectivité dès que son équipe nationale joue, comme c’est souvent le cas des intellos comme moi, dès que je me trouve devant un match.
 
   
Par rapport au casting originel de 2009, le rôle du scientifique n’a pas du tout bougé, contrairement à son apparence physique et son patronyme. Le voici en 2009, quand il s’appelait encore Ernesto… Proscuitto.
J’aimais bien sa tête d’Italien intello, façon gentleman séducteur à la Mario Draghi (président de la Banque centrale européenne), mais son nom était un peu trop caricatural. Puis j’ai rencontré l’économiste Bruno Colmant, qui est devenu un ami proche.
   

Bruno Colmant, quand on ne le connaît pas, c’est la caricature de l’économiste coincé, toujours bien sapé, le raie sur le côté, le genre de gars qui vous dit de toujours croire en la Bourse en plein cœur d’une crise financière, dans un jargon incompréhensible pour le plus grand nombre. Bref, le technocrate dans toute sa splendeur.
Or, le vrai Bruno Colmant est tout l’inverse : chaleureux, marrant, très accessible et didactique dans ses propos. Mais surtout, c’est quelqu’un d’une extraordinaire lucidité par rapport au monde, le type grâce auquel vous vous sentez plus intelligent après avoir passé deux heures en sa compagnie.

Je lui ai montré son rôle dans l’album et il était mort de rire.
   

Car le vrai Bruno Colmant – que j’utilise régulièrement dans mes « Vadot au Carré » nous alerte régulièrement sur les cataclysmes à venir, notamment dans son formidable livre « Du rêve de la mondialisation au cauchemar du populisme » (éditions Renaissance du Livre, 2019).

   
C’est ici une mise en abyme : alors que Madame Ronchard et ses amis populistes nous promettent un bonheur à portée de main, Ernesto Colmanto nous avertit au contraire que tout va péter. Mais puisqu’il a raison, personne ne l’écoute, le court-termisme prenant toute la place par rapport aux analyses à longue portée.
 
 
Je termine par un strip comique, Ernesto Colmanto ne se départant jamais de son calme olympien, tout en balançant des vacheries taquines sur le football. Il est dans la case centrale, « encerclé » par une Évelyne Ronchard entrant – littéralement -en ébullition, tel un Gilet jaune (alors que tout cela a été écrit une décennie plus tôt) : le volcan est sous nos pieds, mais avant tout dans nos têtes, comme dans Norbert L’Imaginaire.
   
Appuyant une fois encore sur sa marotte, Madame Ronchard crie au complot, plutôt trois fois qu’une !
   
 

Cette fois-ci, je fais l’inverse de la planche 21, je montre l’extérieur, en plan large, vu de loin, comme si je prenais le pouls de ce bar : vue de loin, vue de près, vue de loin, vue de près…

Mais en variant le cadrage et en ajoutant un avant-plan, afin d’enserrer ce bar dans cette petite prison citadine pluvieuse. Et même sur l’avant-plan, je glisse une petite info de contexte : la pub avec Van Papelaere, que l’on n’avait vu qu’en Une du Pleutoultanais libéré. Le lecteur attentif notera que notre homme boit… de  l’Aspergo. Ce genre d’éléments de décor apparaît comme du «bruit » visuel, qui nourrit l’ambiance générale.
 
 
Strip 2, l’air de rien, je resserre l’intrigue : Madame Ronchard n’est plus seulement spectatrice, elle est dorénavant actrice de ce grand barnum de l’actualité. Mais à toute petite dose, pour l’instant… J’opère ici une contraction autant qu’une accélération scénaristiques, liant encore un peu plus tous les éléments entre eux.
 
La case centrale est la plus importante, visuellement parlant, de la planche. Elle dicte son rythme à toute la page. Et comme nous sommes en page de droite, la dernière case de la planche doit avoir une grande importance, tant narrative que visuelle, afin d’inciter le lecteur à tourner la page.
   
Ici, je m’amuse avec du pur dessin. Alors que la scène était assez bavarde, soudain, silence, comme si je coupais le souffle de ma narration. Tous les regards sont tournés vers Lebrol. Je m’amuse ici à dessiner tous ces personnages, un par un. La case a été très longue à faire, à toutes les étapes.
 
Le crayonné est très fouillé.
 
Mais il a lui-même été retouché une fois le premier encrage fait (le crayonné étant décalqué à la table lumineuse sur une autre feuille, pour ne pas avoir à tout refaire, ce que je ne fais que pour les cases très compliquées).
 
L’écran de télévision me posait problème, car il n’était pas assez imposant dans ma première version.
 

Je l’ai donc agrandi substantiellement. Lorsque l’on a une case très fouillée avec beaucoup de personnages sur lesquels le lecteur va s’attarder, il faut aussi prévoir des parties beaucoup moins chargées, pour reposer l’œil.

Je m’inspire ici des grandes cases muettes d’Hergé, sur lesquelles j’aimais me balader durant plusieurs secondes, analysant le faciès de tous les personnages. Je pars du principe que mon lecteur ou ma lectrice vont faire pareil, je ne laisse donc rien au hasard. Il faut vraiment que la personne qui lit entende une mouche voler en parcourant la case, même le bruit de la télé ayant été pour le coup mis en sourdine. Cette case est donc le climax de la scène.
     
     
Les trois planches suivantes ont été les plus compliquées de tout l’album, car charcutées plusieurs fois, afin de trouver le ton juste et le rythme adéquat.
     
Commençons par le storyboard initial  
Je fais lire la séquence à un ami qui a toujours un regard aiguisé, critique et constructif, mais toujours sans concession. A son avis, la conversion de Lebrol est trop rapide : en deux cases, il passe de journaliste à militant pour Madame Ronchard, alors qu’elle n’a presque rien dit pour le convaincre. Cela n’est pas crédible, le lecteur n’y croira pas.
   
J’ajoute donc un strip complet.
Plutôt que de faire parler Ronchard, je trouve qu’il est plus opportun de laisser imaginer tout cela par le lecteur, d’une part, mais aussi de montrer que le pouvoir de persuasion est plus fort que le pouvoir de conviction. Le « langage non verbal » est la base d’un politicien qui se respecte et qui peut, en un regard, tout dire.
   
Je me souviens de cette scène de Heat, de Michael Mann.
   
Juste après le casse du fourgon du début du film, les gangsters remettent en place Waingro (le type extérieur à leur bande), Robert De Niro lui frappe la tête contre la table et un autre client lève alors la tête pour voir ce qui se passe. Le personnage joué par Tim Sizemore lui lance alors un regard de tueur qui vaut plus que n’importe quel discours et le gars baisse la tête et retourne à son journal, conscient que cela vaut mieux pour lui.
   
Ici, Madame Ronchard agit comme le serpent Kaa devant ses proies : « Aie confiannnnnce »…
   
J’avais utilisé le même procédé pour un dessin sur Bart De Wever s’adressant aux francophones avant les élections de 2014
 

J’ai tenté plusieurs approches pour le regard de Ronchard : méchant et gentil, la seconde option ayant été retenue.

En ajoutant cette séquence, c’est déjà plus convaincant, et la scène donne ceci.
 
   
   
Mais ce n’est toujours pas suffisant. Là, je me dis que la nuit porte conseil… Et j’ajoute donc un rêve.
 
Avantage double : narratif ET graphique. Narratif, car cela permet d’étioler le temps et donc la réflexion de Lebrol. Et comme nous allons pénétrer dans ses rêves, tout raisonnement logique sera dilué dans le délire onirique ; graphique, car je reviens ici à l’une des composantes de mon univers : les rêves. Chacun de mes albums comporte au moins une séquence onirique.
 
Ici, dans Norbert L’Imaginaire.  
   
J’ai d’ailleurs repris la spirale de la séquence de Norbert, qui se trouve dans la banque d’images que je me suis constitué.
   
Toutes mes histoires se situent à la lisière entre monde réel et onirique. Parfois, je consacre au rêve un album entier, comme Neuf Mois (2009).
   
   
 
Je termine par Lebrol se réveillant en sursaut, drapé dans un pyjama coloré rayé, comme dans un cartoon de Tex Avery. Je renforce cette idée avec le réveille-matin, lui aussi très « cartoonesque ». Et à l’avant-plan du lit, Lebrol dort avec sa mallette, signe qu’il pense au boulot tout le temps, même en dormant. Le voyant comme ça, en pyjama rayé dans son petit lit, avec son air hirsute, plus un doute n’est permis, notre homme est un jeune célibataire.
 

Je peux maintenant intercaler la troisième scène de Scribouille et l’actionnaire.

 

 

Pour qu’un gag fonctionne bien, il faut souvent le déployer en trois parties : thèse, antithèse, synthèse, comme dans une dissertation.

 

 

 

 

Planche 1, Scribouille se faisait engueuler par l’actionnaire et promettait de réagir.

Planche 16 : il arrivait avec de grandes promesses, sauf qu’on se disait bien que « l’esprit libre, intègre et pas du tout influençable » ne correspondait pas vraiment au Lebrol tout penaud qui venait de croiser l’actionnaire dans le couloir.
   
Touche finale, les mensonges de Scribouille lui explosent à la figure. C’est très amusant de garder les mêmes éléments de base et de les modifier juste un peu, que ce soit le cadrage, la taille, l’ordre des plans ou les dialogues. Je joue ici sur l’ambivalence des personnalités : Scribouille qui la joue arrogant avec Lebrol et qui s’écrase devant l’actionnaire ; Lebrol qui s’égosille au téléphone, avec Évelyne juste derrière lui, pour bien comprendre qu’elle a réussi son coup ; et enfin l’actionnaire, toujours immobile, mais qui bouillonne intérieurement. Parfois, comme dans la case où Ronchard est à l’arrière-plan de Lebrol qui hurle au téléphone, je dessine rapidement, façon dessin de presse. Je pourrais m’attarder plus sur la physionomie des personnages, mais je veux garder ce côté « rapide » propre au dessin de presse.
 
Et Scribouille, toujours optimiste, de terminer par un « Où en étions-nous, déjà ? » qui laisse au lecteur le soin d’imaginer la suite, à savoir le limogeage probable du gaillard.
Planche 26, je continue à accélérer la narration. Comment faire rapidement comprendre que les foules autour de Madame Ronchard grossissent, sans être redondant des scènes précédentes ? en utilisant des techniques de dessinateur de presse, notamment la répétition, ici de la foule, que j’ai simplement décadrée, case 1.
   
Pour la case 2, je la décalque en ombre chinoise pour gonfler l’arrière-plan, et le tour et joué !
 
 
A l’arrière-plan, j’avais d’abord pensé faire défiler un décor, que voici.

Mais cela desservait l’image, nous obligeant à nous concentrer sur ce décor, qui n’a pas beaucoup d’intérêt en lui-même, alors qu’il est important de se focaliser sur la foule.

D’ailleurs, je m’ennuyais en le dessinant. Dans ces cas-là, cela agit comme un chiffon rouge dans mon esprit : si je m’ennuie, c’est que ce n’est pas primordial et qu’il faut donc réfléchir à une alternative.
 
J’ai donc eu l’idée de reprendre ma spirale de l’hypnotisation et du rêve de Lebrol.
 

Par ailleurs, faire avancer cette foule qui grossit au sein d’un tourbillon renforce le côté hallucinogène de l’ensemble, à travers un mouvement politique qui est basé sur tout, sauf la raison.

J’insiste en plus sur le côté « vendeuse de vent » de Madame Ronchard, puisque je parle de sa force de conviction, qui s’apparente plutôt à de la poudre de perlimpimpin, en l’occurrence…
 

Les trois strips suivants en remettent une couche sur le cirque médiatique fonctionnant en vase clos et basé sur la réalité : dans la presse parisienne, si vous n’êtes pas du sérail, si vous n’avez pas étudié dans certaines écoles et si vous n’habitez pas dans tel arrondissement rive gauche, vous n’avez aucune chance de percer. Madame Ronchard, de son côté, va renverser la table pour forcer les portes du grand barnum.

 

Je poursuis également le gag des frères Scribouille, montrant le troisième frangin, qui est le même que le second, mais avec une barbe. Et comme toujours, les invités s’emmêlent les pinceaux dans leurs prénoms. Moi aussi, du reste, je devais à chaque fois me relire pour être certain de ne pas me planter, ce qui n’est pas plus mal, car le lecteur réagira de la même manière et pourra donc se glisser dans la peau des intervenants.

 

Narrativement parlant, j’opte pour des gaufriers, car les cases étant toutes de la même taille, cela renforce le côté « zapping » de la séquence.

 
Je continue par ailleurs mon caméo avec mes copains : c’est ici le journaliste de la RTBF Thierry Bellefroid qui s’y colle. Thierry ayant servi de cobaye (enthousiaste) pour la lecture de Madame Ronchard, il était bien normal que je lui trouve un rôle dans l’histoire. Comble du private joke, Thierry a traîné longtemps une blessure récurrente au pied, comme Van Papelaere.
   
Tout le monde est à son poste, y compris Mr Météo, qu’on avait un peu oublié. Je le montre ici, désignant la carte pluvieuse du Pleutoultan. Ceci est en apparence une sorte de « non-case » qui n’apporte aucun élément neuf à la scène. Et pourtant… Car c’est au contraire un pay-in de la scène suivante, dont Monsieur Météo sera la figure centrale, bien malgré lui.
Et, comme toujours, le JT fait office de fil rouge narratif, pour bien garder la concentration de mon lecteur, qui est ici en terrain connu. Le lecteur avisé aura reconnu Cristiano Ronaldo à l’arrière-plan. J’ai vraiment mis beaucoup de soin à dessiner les images de JT en arrière-plan, afin que la fiction croise la réalité et que le lecteur croie vraiment que Ronaldo a joué contre le Pleutoultan.
La dernière case appartient à la séquence suivante, mais comme on est en bas de page, il faut un teaser pour inciter le lecteur à lire la suite. Madame Ronchard regarde vers la droite, l’air menaçant. Une seule option s’offre à nous : aller à la page suivante pour connaître la suite.
 

 


    
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