Avant
d’accéder à la fonction suprême,
George Walker
Bush n’avait pas beaucoup voyagé. Une fois élu -
avec moins de suffrages que son adversaire, certes
- et installé à la Maison-Blanche, il confondait
encore la Slovénie et la Slovaquie, pensait que les
habitants de la Grèce étaient des Greekians
et ne connaissait pas le nom du président
pakistanais. Quant à Ben Laden, il était
probablement convaincu qu’il s’agissait d’une marque
de voiture est-allemande. Pourtant, au fil des mois,
W. fit de considérables progrès en géopolitique,
réalisant notamment que les montagnes afghanes
étaient remplies de gens comme lui et qu’il n’était
par conséquent pas le seul intégriste religieux sur
terre.
Bien
sûr, après huit années de pouvoir, il a encore du
mal à distinguer un Chiite d’un Sunnite, d’un Kurde
ou même d’un Européen; cependant, il sait maintenant
que de l’autre côté de l’océan Atlantique, à droite
de la Grande-Bretagne, se trouve un Vieux
Continent peuplé de beatniks pacifistes qui
parlent plein de langues différentes et n’appliquent
plus la peine de mort.
Bref,
d’authentiques sauvages.
Il a
encore du mal à faire la différence entre une brise
du matin et un ouragan meurtrier et ne sait pas trop
à quoi ressemble vraiment une arme de
destruction massive, mais a bien l’intention de
combler ses quelques lacunes lors de son troisième
mandat. Quoi, la Constitution ne le permet pas ??
Quel dommage...