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Je fais pas mal de storyboards,
lorsque je démarre un album. Mais je ne poursuis pas trop
loin, sinon je m’ennuie très
vite. Avec l’avènement de
l’informatique, mes planches « naissent » vraiment sur
l’écran, lors de la mise en couleur.
Les étapes antérieures (storyboards
et crayonnés) sont donc importantes, mais pas forcément
déterminantes.
Cependant, le storyboard permet
de sentir si une scène manque de rythme, si elle est trop
longue ou mal fagotée,
sans perdre inutilement du temps
sur la mise au net.
L’autre élément prépondérant dans mon travail, c’est la
couleur, forcément absente du storyboard. Je raconte
au moins autant par la couleur
que par le dessin. Raison pour laquelle je ne m’appuie pas
trop sur mes storyboards.
À comparer avec les scènes
terminées, telles qu'elles apparaissent dans l'album... |