Le
Vif/L’Express (Belgique, mai 2009)
Impitoyable lorsqu'il s'agit d'épingler l'actualité
dans les pages du Vif/L'Express, Nicolas Vadot se montre
d'une bienveillance crasse quant il explore les affres et
les doutes d'un futur père. La clarté du propos et la
limpidité de ce récit humaniste sont portées par un dessin
semblant parfois défiler sur un arrière-plan fixe. De la
très belle ouvrage dont la finesse pourrait toutefois
échapper aux personnes qui n'ont jamais connu les doutes de
celui qui va devenir parent.
France2.fr (France, avril 2009)
Surréaliste, onirique, loufoque, poétique... en tout
cas étonnant récit que celui-ci. Nicolas Vadot se lance seul
dans l'aventure en signant à la fois le scénario et le
dessin de Neuf mois. S'il débute le récit sur un mode
réaliste, autour du quotidien d'un jeune homme inquiet de
devenir papa et qui trompe ses insomnies au volant de sa
voiture, l'auteur nous plonge très rapidement, brutalement
même, dans un univers complètement décalé, magnifiquement
servi par un graphisme à l'état brut et dynamique. Un album pour tous ceux qui aiment être surpris !
RTBF (Belgique, Mai
2009)
Culture Club chronique 18/5/2009 - Thierry Bellefroid
L'Écran
fantastique (France, juillet 2009)
Il est des albums qui
attirent l'oeil, intriguent, vous titillent les
neurones dès leur première planche. Colin, soucieux
de sa femme enceinte, a des insomnies. Et il lui
suffit de passer un tunnel pour qu'il se retrouve...
ailleurs. Mais où ? Un pays de sable blanc où se
bousculent des images sans queue ni tête, ne
répondant sans doute qu'à la logique du rêve, ou aux
fantaisies du surréalisme. On pense à Magritte, qui
serait allé faire un tour dans la Quatrième
dimension, à Dali un peu aussi. On en sort tout
étourdi, en gardant l'oeil sur ces planches qui, à
l'aide ou non de l'ordinateur, semblent dessinées à
la main, crayon gras et pastel, et dont l'auteur se
paie le luxe de consacrer deux pleines pages à une
seule surface blanche, partagée de biais par un
trait gris, la route de nulle part qui a su si bien
nous balader.
Le
Quotidien (Luxembourg, avril 2009)
Une BD surréaliste sur les angoisses de la paternité,
digne de David Lynch.
Hebdo Mag (Suisse,
octobre 2009)
Un récit ou le visuel est primordial et donne
l'ambiance, une longue route onirique dans un décor
mélangeant des ambiances à la Kusturica revues à la sauce
hitchkockienne; une introspection face à soi-même ou Morphée
et Freud s'invitent dans des tableaux à la Magritte ou à la
Dali; une bande dessinée pleine de plénitude et de violence
ou le héros nous entraîne au plus profond de lui-même pour
pouvoir en ressortir enfin apaisé. Au final, un album
magnifique.
BDteque (France,
septembre 2009)
Pour une première série
de cet auteur, c'est plutôt bien parti. Les
influences de l'auteur sont diverses. Le style
fluide et dynamique rappelle également Enki Bilal.
C'est visuellement beau. L'auteur a réussi
incontestablement à reconstituer un univers onirique
et poétique qui lui est propre. Le charme va opérer
tout doucement et vous ne pourrez qu'être conquis !
On se plonge véritablement au coeur des angoisses
intimes sur la difficulté d'être père. Cet ouvrage
est une véritable psychanalyse de l'âme humaine.
Neuf mois est le temps qu'il faut pour que le bébé
soit conçu. C'est également le titre de cet ouvrage
comme une ultime parabole de la grossesse nerveuse
d'un futur papa. Bienvenue dans le monde où le rêve
va rejoindre bientôt la réalité !
Demandez
le Programme (Belgique, juillet 2009)
Illustrateur de presse, Vadot œuvre chaque semaine dans le
Vif l’Express à nous dire sa vision de l’actualité dans un
dessin fouillé, élaboré, grinçant et ironique mais toujours
d’une vertigineuse évidence. Il est aussi un auteur d’albums
de bande dessinée. Avec "Neuf mois", il nous donne son
premier opus dont il est à la fois scénariste et
dessinateur. C’est une superbe exploration du rêve et de
l’insomnie d’un homme qui va bientôt être papa. Avec un
onirisme vertigineux, Vadot se lance à la suite de son
personnage dans un road-dream où des paysages de neige
accueillent des clones de Freud, des chameaux (dont l’un
s’appelle "Camomille" !) volent dans le ciel. Les vignettes
sont superbes...Chacune est un tableau à couper le souffle.
Chacune est une œuvre à part entière qui s’inscrit dans les
lignées de Matisse, Adami, Delvaux... Découvrez un artiste
exigeant, un créateur de rêve, un explorateur de
l’imaginaire qui a trouvé dans la bande dessinée le moyen
d’expression idéal. Découvrez ces "Neuf mois". C’est de la
grande ouvrage !
Le Quotidien de
la Réunion (France, Juillet 2009)
« Dans la vie, parfois, on
s’angoisse pour un rien… On se sent minuscule, insignifiant.
Un insignifiant métronome. Et puis un jour, une rencontre
change la donne… Et l’on se trouve un peu utile ». Une
phrase et cinq pages donnent le ton et le rythme: nous
sommes au volant d’une lente et profonde autobiographie. La
balade onirique continue jusqu’au jour J, mâtinée de moments
poético-philosophiques - dont la fausse chute tragique est
l’un des sommets. Nicolas Vadot, dessinateur de presse en
Belgique mais désormais expatrié en Australie, nous offre sa
face cachée à travers Colin et Chloé, clin d’œil à l’Ecume
des jours et à son propre vécu de père. Dans cet océan de
surréalisme et de tendresse - accentuée par les crayons et
pastels - les mots sont rares, mais toujours justes, et les
dialogues savoureux. Les images parlent, les onomatopées
vrombissent et les métaphores illuminent la lecture. Un
album fort, touchant, à lire et relire. Et un beau cadeau
pour un futur papa…
Le
Patriote (France, juin 2009)
Neuf mois, cela vous évoque quelque chose ? Nicolas Vadot
aborde un thème déjà développé dans la littérature, au
cinéma et dans de nombreux autres domaines. Le fait est que
dans ce registre, le travail de Vadot est très bon ! Cet
univers onirique, truffé de clones de Sigmund Freud, est un
excellent support à l’imagination débridée de l’auteur. De
plus, Nicolas Vadot crée des personnages très fouillés,
source de dialogues exquis. Ses dessins remarquables par
leur impact sont ingénieusement mis en valeur par les
couleurs, créant des contrastes permettant de jouer avec les
ambiances. Un très bel ouvrage.
Sud Presse
(Belgique, mai 2009)
Neuf Mois, allégorie des
angoisses liées à la paternité, confirme le talent de
Nicolas Vadot, surtout connu jusqu'alors pour son
travail de caricaturiste au Vif/L'Express.
DBD
(France, mai 2009)
Fidèle à son goût pour l'absurde, Vadot propose une
histoire déroutante aux images décapantes, destinée à un
lectorat pointu appréciant le non-sens poussé à l'extrême.
Un auteur exigeant et sans concession.
Le dessin fait parfois
penser à Francis Masse, le texte à Fred, mais au
diable les références: Nicolas Vadot a réussi à
définir un univers bien à lui, équilibrant le
fantastique et l'humour, comme une synthèse de ses
deux principales créations antérieures, Norbert l'Imaginaire et 80 Jours.
Au fond, n'est-ce pas ici la plus haute tradition,
celle de Lewis Carroll ? En tout cas, on entre très
bien dans cette dérive onirique où un homme dont la
compagne attend un bébé fantasme parce qu'il souffre
d'être exclu de la parturition - souffrance
discutable: il y a bien des moyens d'accompagner au
plus près la grossesse de sa compagne, mais c'est là
une autre histoire.(...) Sans doute se serait-on
passé de voir dénommés les héros Colin et Chloé -
Vadot a encore besoin de retirer les échafaudages -
mais on doit reconnaître que celui qui a écrit une
phrase comme " Ici, c'est comme le Liechtenstein, on
n'y va jamais par hasard", ne peut pas être
complètement mauvais.
Critiqueslibres.com (Belgique, Juin 2009)
Lecture à consonance psychanalytique, c'est ainsi que j'ai
compris ce très bel album de Nicolas Vadot qui avait déjà
brillé par "80 jours".
Une très belle découverte, un graphisme au crayonné souvent
mis en contraste avec des espaces lisses, une écriture
épurée, juste, qui va à l'essentiel. Vraiment un très bon
moment. Je vous invite à suivre ce beau voyage.
BDetente.com (France, mai 2009)
L'histoire est claire, bien amenée, et nous entraîne
simplement dans l'aventure intérieure de Colin, avec lequel
on apprend juste à se connaître.
Le dessin est élégant, avec des personnages originaux et
charismatiques, et un trait qui donne un bel effet "fusain".
Le tout est souligné par de belles couleurs, surtout dans le
monde imaginaire.
Bref, Neuf mois est un one-shot sympathique, qui se lit
vite, et qui laisse un agréable souvenir. A découvrir.
toutenBD.com (France, mai 2009)
Laissez tomber vos repères et laissez-vous emporter
dans cet univers onirique. Passés les premiers moments de
surprise - à l’instar d’un Colin logiquement décontenancé -,
cette brusque plongée dans un tel environnement fantastique
dévoile à travers non-dits et sous-entendus sa raison d’être
: une belle parabole sur l’angoisse de la paternité, sur ce
sentiment effrayant que ne peut partager un mari avec son
épouse, apparemment épanouie et déjà mère dans sa tête.
Vadot fait d’ailleurs très bien ressortir l’opposition des
deux mondes : le monde réel où la sérénité apparente est de
rigueur auprès de la maman et le monde intérieur plein
d’inconnues et de peurs destiné à aider Colin, ce second
univers étant bien sûr plus largement développé. Le
graphisme coloré et le découpage varié sont à la mesure de
cet univers décalé. A découvrir !
Le Jeudi
(Luxembourg, mai 2009)
Pour son premier album en solo, Nicolas Vadot
réveille tous les Nicolas et Pimprenelle qui sommeillent en
nous. Son voyage ressemble à un rêve délirant et savoureux.
Et s'il y a une morale à retenir de cette histoire, c'est
qu'il ne sert à rien de se mettre Martel en tête car «un
beau jour, tout prend un sens… Et l'on se trouve un peu
utile… Modestement».
La Tribune
de Bruxelles (Belgique, juin 2009)
Avec une imagination débordante, Nicolas Vadot nous
propose un voyage onirique au pays des angoisses du futur
père. On sent le vécu ! Le requin, Freud, le chat, la mort
et les monstres sont autant de symboles qui traduisent un
malaise. Pour accepter l’arrivée du bébé, Colin doit vaincre
les peurs qui l’habitent. Car une grossesse interpelle aussi
le père qui craint le changement. Il devra partager l’amour
de sa femme avec l’enfant à venir. Il se sent impuissant
face à l’attente. Seul bémol mais de taille : on se pose la
question de savoir pourquoi Colin ne se confie pas à Chloé…
Avec un trait dynamique et lisible, Vadot use de très gros
plans pour stigmatiser les craintes de son héros. Le choix
des couleurs n’est pas anodin : on passe de la lumière à
l’obscurité oppressante. Une fois qu’on admet l’incapacité
de Colin à communiquer, on se laisse emmener au bout de ses
cauchemars. Un album qui mérite plusieurs lectures…
Notes
bibliographiques (France, juin 2009 )
Un récit intelligent, sensible et beau. Très. Les
personnages, le héros tourmenté comme les fantasmés
fantaisistes ont une vraie personnalité. Les dialogues sont
dynamiques et savoureux, la voix-off qui commente ça et là
les cases sans bulles fait de courtes réflexions
salvatrices. La narration suit un fil directeur vagabond,
avec des ruptures de logique propres à la démarche onirique
ou à l’écriture automatique. Le graphisme a une vraie
identité : brut et varié, semi réaliste, avec des formes
nettes, des crayonnés qui modèlent, des aplats de couleur
contrastées, avec beaucoup de blanc - apaisant - et de rouge
- paniquant. Il alterne planches muettes esthétisantes et
cases chargées d’actions enjouées, ajustant avec maîtrise
formats et cadrages. Une belle réussite.
BDZoom.com
(France, avril 2009) Neuf mois ou comment un album de bande dessinée peut
devenir un exutoire méritoire : c’est-à-dire un moyen de se
débarrasser, ou du moins de transposer, ses doutes et ses
peurs dans un récit onirique qui mérite vraiment toute votre
attention ! Nicolas Vadot met son imagination en roue libre,
multipliant les dialogues savoureux, en peaufinant son
dessin brut et charbonneux de moins en moins caricatural.
Labdenbulles (Belgique, juillet 2009)
Avec ce titre, pas moyen de se tromper sur le thème qui est
abordé. Mais ce qui est original, c’est le point de vue sur
la grossesse, non pas celui de la maman, mais celui du papa.
Et donc c’est l’histoire de cette gestation vécue par un
futur papa, qui vit ces événements par procuration en
quelque sorte puisqu’à part sa petite contribution de
départ, tout le travail est réservé à la maman. C’est
surtout au niveau du vécu qu’il y a une potentielle
frustration. L’angoisse, agrémentée d’un profond sentiment
d’impuissance, se fait bien sentir. Les nuits sont agitées.
Il n’est pas rare que Colin, le papa de la BD, prenne le
volant de sa coccinelle et avale des kilomètres. Une nuit,
il débouche inexplicablement dans un désert au volant d’une
américaine. Il y fait des rencontres interpellantes. Un
requin menaçant le survole. Des barbus aux allures de
Sigmund Freud lui indiquent le chemin pour rencontrer le
marchand de sable et sa femme psychanalyste. Cette aventure
onirique et fantastique est directement inspirée d’une
expérience vécue par l’auteur. Cet intéressant point de vue
est développé avec force grâce à un choix narratif
audacieux, en marge des codes traditionnels. Plusieurs
lectures sont nécessaires afin d’en déceler toutes les
subtilités. Les futurs papas y puiseront matière à réflexion
mais, surtout, des sources d’apaisement.
Midi Libre
(France, juillet 2009)
L'auteur aimant mettre en place un univers très personnel,
le futur père, durant ces neuf mois, va passer des nuits
loin de la réalité. Poétique, merveilleuse, cette vision de
la naissance, éternel recommencement, ne laisse pas
indifférent.
BDouebe.net (Belgique, mai 2009)
Dans ce roman graphique magnifique, Nicolas Vadot
transcrit avec beaucoup de talent les angoisses d'un futur
jeune père dans une métaphore onirique surprenante teintée
d'humour. Dans ce monde que n'aurait pas renié Fred et son
Philémon, on ne se fait pas prier pour suivre Colin dans ses
rêves colorés. Ca ne se raconte pas, ça se lit en silence.
Envoutant !...
BDGest.com
(France,
avril 2009)
La naissance d’un enfant – surtout le premier - est
un évènement à la fois extraordinaire et inquiétant. Vadot
ne laisse planer aucun doute sur son propos : dès la
première « visite » de Colin dans le désert, il avertit, via
un clin d’œil à Little Nemo de Windsor McCay, de la nature
onirique de cette histoire. Le traitement est serré, avec
une tendance à être un peu trop personnel par moments. Sur
la longueur, le lecteur peut se sentir exclu du récit qui se
transforme peu à peu en une affaire entre l’auteur et sa
situation. Mis à part ce petit glissement, Neuf Mois est
passionnant à lire. Vadot regorge d’idées et surtout
d’humour dans le développement de son propos. À l’instar
d’un Terry Gilliams dans Brazil, il a su intégrer les
classiques du genre (Freud, la psychanalyse, les symboles)
d’une façon complètement décalée, rendant la lecture
surprenante et captivante. De plus, la juxtaposition de
décors inspirés de l’Australie - nouveau pays de résidence
de l’auteur - et de Bruxelles renforce le sentiment
d’égarement de Colin. Une nouvelle vie qui s’en vient, un
nouveau pays à découvrir, Vadot a su exploiter tous ces
éléments pour nourrir cette fable, en fin de compte,
quasi-autobiographique.
La réalisation graphique a été très travaillée. Vadot
utilise de nombreuses techniques issues de l’animation dans
sa façon de raconter : décomposition de l’action en
plusieurs cases, zooms et agrandissement de détails. Dans le
même temps, son trait reste classique et parfaitement
lisible. L’utilisation de couleurs franches souligne très
habilement les changements de rythme du récit. Plus que du
simple « coloriage », elles sont un acteur à part entière de
la narration.
Planète
BD.com (France,
avril 2009)
A la situation éminemment anxiogène de l’arrivée du
premier enfant, Nicolas Vadot confronte avec une fausse
pudeur son univers onirique bercé de poésie. Via une mise en
scène où le loufoque côtoie le surprenant, l’exutoire
fonctionne à plein régime et l’on suit Colin entre univers
psychanalytico-parallèle et réalité : l’un torturé de
problématiques, l’autre bercé du calme et du ronron du «
tout va bien ». Nicolas Vadot traduit ici parfaitement
l’opposition entre l’univers intérieur soumis à
d’importantes pressions et la sérénité extérieure apparente
(celle qui doit rassurer la maman). Malgré le choix d’une
narration atypique, tout est très clairement exprimé via des
métaphores imagées limpides. Élégamment cadré, fluide et
dynamique, le dessin magnifie un récit qu’une approche
graphique moins virtuose aurait pu enterrer dans la
banalité. Ce premier solo de Nicolas Vadot est une
excellente surprise graphique, mise au service d’une
réflexion intelligente sur la difficulté de se sentir
devenir père.
Unmondedebulles.com (France,
avril 2009)
Les éditions Casterman font très fort en ce moment,
avec des albums d'auteurs talentueux à souhait, comme ce
Neuf mois d'une subtilité magnifique. Je suis toujours
admiratif de l'imagination des auteurs, en BD ou ailleurs,
cet album en est le parfait exemple. Mélange fantasmagorique
de road-movie nocturne tartiné de folie seventies et de
petits champignons magiques, mais comment Nicolas Vadot a
t-il sorti cette histoire de son esprit...? Ne me dites pas
que c'est naturel, a ce point-là? Alors mille fois bravo
Nicolas, cet album est une parenthèse enchantée, un rêve
éveillé, on se croirait dans les années 60 avec dans les
yeux des drogues hallucinogènes fortes et douces qui font du
bien, car la bd ne peut pas faire de mal, sauf au
portefeuille peut-être. Mais quand le talent est-là, ça
n'est pas gênant !
Bdencre.com (France,
mai 2009)
À la fois complètement surréaliste, loufoque et
surprenant, ce récit vous emmène au côté d’un futur papa
angoissé qui va exorciser sa peur en s’exilant toutes les
nuits dans un monde qui n’appartient qu’à lui. Rêve,
métaphores, poudre de perlimpinpin et père Noël vous
donneront envie de feuilleter cet album plus d’une fois ! Le
dessin, entre crayon et pastel, s’accorde a un univers
original et plein de tendresse.
Nicolas Vadot a créé un monde qui vaut la peine d’être
découvert.
Où commence le rêve, où se
termine la réalité ? Où termine l'autobiographie et où
commence le récit ? Pour Neuf Mois, Vadot a
considérablement fait évoluer son style graphique. Son
dessin se fait plus brut, plus jeté, laissant une plus
grande place à la matière du papier et du trait au
crayon. Au final, cet album intrigant laisse une
impression agréable, un rien nostalgique par l'émotion
qu'il dégage. Même si certaines allégories laissent un
peu perplexe.
Asteline.be (Belgique, mai 2009)
L’histoire nous invite à explorer… la grossesse masculine !
Voilà un thème ô combien intéressant et qui dénote ! On
parle en effet si peu des perturbations conscientes et
inconscientes qui s’opèrent chez l’homme en passe de devenir
père. Pourtant, nombreux sont ceux qui éprouvent des
perturbations psychologiques importantes à ce moment crucial
de leur vie, confrontés à l’idée de leur propre finalité. En
supprimant la frontière entre scènes réalistes et scènes
rêvées, nous sommes entraînés dans un univers faussement
absurde et vraiment métaphorique. (...) On est parfois
proche d’ambiances à la Julius Corentin Acquefacques. Là où
le récit ne convainc pas tellement, à mon avis, c’est dans
cet étrange mélange de genres. D’une part, des éléments et
personnages humoristiques côtoient un graphisme apparemment
influencé par Bilal (le trait charbonneux et les animaux
tels que le requin, le félin et la mouche évoquent la
Tétralogie du Monstre et Animal’z). D’autre part, comment
partager l’angoisse du protagoniste dans les séquences
finales quand celles qui précèdent relèvent du pur burlesque
? Neuf mois reste toutefois un intéressant récit de
sensations, jusqu’au dénouement a priori trop simple et
expéditif… et pourtant cohérent.
BDovore
(France, juillet 2009)
BD intimiste, "Neuf mois" est une œuvre que j'ai surtout
appréciée pour son dessin et ses couleurs pastels
remarquablement assemblées et mêlées. Le scénario trituré -
l'esprit de son héros face à l'évènement qui l'attend - est
parsemé de références SF-Spatio-Temporelles-Freudiennes en
deçà de la délectation procuré par un sidérant coup de
crayon. Premier scénario aussi farfelu qu'un Terry Gilliam
en grande forme, son premier album à part entière "Neuf
Mois" est très personnel, voir complexe, et le
franco-britannique d'un talent indéniable, a malheureusement
boursouflé le tout à cause d'une trop grande générosité.
Véritable succès digne de l'animation, avec ces zooms, ces
décompositions de cases parfaitement réussies, ces cadrages
serrés ou non, ce one shot est un bonheur pour les yeux, au
dynamisme savoureux. Je serais en tous les cas très vigilant
à la sortie du prochain album de Nicolas Vadot, car même si
je me suis détaché de l'histoire ici et là, je ne peux que
vous conseiller de jeter un œil sur cette BD.
Kinorama
(France,
avril 2009)
Voyage introspectif, autobiographique et un tantinet
exutoire, Neuf mois est un parcours initiatique personnel,
hautement mis en couleur. Grâce à de très jolis crayonnés
pastel, Nicolas Vadot parvient à nous entraîner à sa suite
sur cet itinéraire a priori hors pistes, pourtant balisé par
des retournements assez attendus. Les bonnes trouvailles
métaphoriques côtoient les remarques communes (les échanges
entre Morphée et Colin). Reste un univers graphique riche et
puissant, qui communique à lui seul une belle palette
d’émotions.
Le
Graphivore (France,
avril 2009)
Cet album n'est absolument pas une histoire
fantastique comme pourrait le laisser croire quelques
planches, mais bien une remise en question d'être humain
perdu par sa future paternité. À mon avis, l'auteur a dû
vivre ce moment il n'y a pas très longtemps parce que cela
semble frais et vécu. Je pense qu'un homme qui a ressenti la
même chose sera plus proche de l'histoire qu'un lecteur
lambda.
Sceneario.com (France,
avril 2009)
C'est un album assez étrange. Dès le début, on se
demande bien ou veut en venir l'auteur dans cette espèce de
long rêve, avec ces rencontres, ces symboliques etc. Mais
au-delà de cet hermétisme un peu pompeux, il se dégage un
charme certain de cette ambiance. Bon d'accord, la
paternité, c'est déboussolant et finalement, ça ne concerne
pas uniquement les femmes, quoiqu'elles en disent, mais je
pense que ça n'est pas ce qu'il y a de plus touchant dans
cet album. Ce qui l'est, à mes yeux, c'est l'effort que
Colin fait pour tenter de retomber sur ses pieds, de mettre
de l'ordre là-dedans, de comprendre ce que tout ça signifie
(bon, le lecteur est assez vite largué, mais qu'importe). Neuf mois c'est long, mais cet album se lit d'une traite !
Ils n’aiment pas trop :
LCI.fr
(France, mai 2009)
Certes, le graphisme séduit mais le récit est trop
déconcertant à notre goût. Peut-être que cette BD farfelue
s'apprécie-t-elle vraiment si l'on est un homme dont la
compagne attend un bébé...
Actu-livres, Marc Varence (Belgique, mai 2009)
Complètement onirique, cette BD soulève un voile de
l'angoisse paternelle à l'approche de l'accouchement. En ce
qui me concerne, ce type de BD n'est pas franchement ma
tasse de thé. Mais je dois admettre que cette dernière
possède de nombreuses qualités, tant graphiques que
textuelles. Autre problème qui ne concerne que moi : je n'ai
pas tout compris, comme la présence de cette mouche, ou
encore la toux du personnage. Il me faut donc en conclure que
Nicolas Vadot transmettra plus aisément son message aux
lectrices qu'aux lecteurs. Question de sensibilité. Mars et
Vénus... A moins que je ne sois une exception, ce qui est
possible après tout.
La plus grande partie de cet
élégant album se déroule dans le monde des songes du jeune
père angoissé, avec force métaphores et références à
l’interprétation des rêves, le tout dans une mécanique
onirique à tendance poético-absurde. Mais passées les
premières pages très surprenantes et bien rythmées, on se
lasse un peu des allers-retours du protagoniste dans son
univers nocturne, à la recherche de réponses (évidentes)
pour soigner son appréhension. L’enjeu du scénario s’avère
finalement bien modeste par rapport à l’univers onirique
développé et ne permet pas à ce one-shot de véritablement
décoller. Toutefois, le beau dessin de Nicolas Vadot,
soutenu par une jolie matière crayonnée et des couleurs
soignées, suffit à nous faire tenir jusqu’au bout de ce
récit, au dénouement pourtant bien convenu.
Parutions.com (France,
mai 2009)
L’imaginaire tourne un peu court, mais propose
quelques bons moments.
Là où l’album ne tient malheureusement pas toutes ses
promesses, c’est dans son traitement graphique, souvent un
peu maladroit et manquant de style. De fait, les images
gentiment folles sorties de l’imagination de Vadot n’ont pas
le caractère spectaculaire sans doute espéré, et le dessin à
vocation réaliste de l’auteur n’est pas assez maîtrisé pour
être réellement impressionnant. L’utilisation de polices
numériques n’arrange rien à l’affaire. De même, si les
cadrages et le découpage sont très travaillés, ils viennent
parfois hacher une action qui n’en demandait pas tant,
alourdissant la lecture, et scandant trop mécaniquement des
scènes qui perdent dès lors de leur onirisme et de leur
poésie. Vraiment dommage, car Vadot a le sens des mots et
son récit se découvre sans ennui, les différentes scènes
titillant toujours un peu plus la curiosité du lecteur.