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Une scène d’action, comme
ici la voiture poursuivie dans les rues de Bruxelles par
le requin, c’est très amusant à faire, mais également très
compliqué. D’autant qu’il y avait dans ce cas-ci divers
éléments épars à assembler, comme dans un puzzle. |
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J’ai commencé par le storyboard, donc on voit
ci-dessus quelques
stigmates. Puis je suis allé faire mes prises de vue, à
Bruxelles, dans le quartier de la Porte de Namur, un
dimanche de janvier, à sept heures du matin, pour être
certain que l’endroit serait presque
désert. J’ai ensuite dessiné les plans rapprochés de
Colin, à l’intérieur du véhicule.
L’étape suivante a consisté
à faire les prises de vue des maquettes, en tenant
compte des photos de Bruxelles, afin que le requin comme les
véhicules soient dans la bonne perspective. Pour la case
4, là où l’on voit les mains de Colin sur le volant, je
n’avais pas le plan exact qu’il fallait de la rue, car
j’étais depuis lors rentré chez moi, en Australie.
J’ai donc inversé une photo.
Un lecteur (très) pinailleur verra donc que Colin roule
à contresens !
Par après, j’ai tout assemblé dans Photoshop. Puis
imprimé le tout, en reportant ensuite cette impression
sur du papier à dessin, avec une
table lumineuse.
Place ensuite au scannage de ces dessins, puis leur mise
en couleur.
La pluie, les lumières des phares et les textes étaient
ajoutés en dernier lieu.
Tout comme les arrière-plans des cases où Colin est au
volant, qui devaient donner l’impression de vitesse.
Rien que pour ces
arrière-plans, il y a à peu près cinq ou six calques
superposés, en jouant sur la transparence des uns par rapport aux
autres.
Pour couronner le tout, j’ai décidé, à un moment donné,
qui se situait trois mois après la réalisation de cette
scène, que Colin avait une barbe
qui commençait à pousser. Je lui ai donc ajouté de la
barbe sur les plans rapprochés. |