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Alex
Descends Into Hell For A Bottle of Milk , U2
C’est un des rares morceaux instrumentaux de U2, qui se
trouve en B-side de The Fly, enregistré durant la période la
plus intéressante du groupe, à savoir les sessions de
l’album « Achtung Baby », sorti en 1991.
Fireworks, Alastair King – Harry Potter And The Order Of The
Phoenix.
Je n’ai pas vu le film, mais l’intro mi-électrique,
mi-symphonique de cette BO est fantastique, par un
compositeur
que je ne connaissais pas.
Autant l’univers de Harry Potter m’ennuie
profondément, autant les musiques tirées
des films sont belles.
People’s
Princess, Alexandre Desplat – The Queen.
Morceau très rythmé d’Alexandre Desplat, l’un des nouveaux
compositeurs en vogue à Hollywood.
À la fois très classique et
extrêmement moderne. Le film ne m’avait pas marqué,
contrairement à sa musique.
Fargo,
North Dakota, Carter Burwell - Fargo
C’est Olivier Guéret qui m’a fait connaître Carter Burwell,
dont il un fan absolu, avec raison, d’ailleurs, tellement
sa musique habite les films
qu’elle traverse. Burwell est aux frères Coen ce que Danny
Elfman est à Tim Burton,
puisqu’il a signé la musique de
tous leurs films, de « Blood Simple » jusqu’à « Burn After
Reading », série en cours.
End
Titles, Carter Burwell – Miller’s Crossing
« Miller’s Crossing » n’est pas mon Coen préféré, en
revanche, sa musique est à mon goût la meilleure de Burwell.
J’adore ce côté lancinant et joyeux en même temps.
J’écoutais cette musique en boucle lorsque je faisais les
scènes de désert, dans « Neuf Mois ».
Chinese
Democracy, Marco Beltramy – 3 :10 To Yuma
Encore un film que je n’ai pas vu, mais dont je ne regrette
pas une seconde de m’être procuré la musique :
un croisement entre les western
spaghetti mis en musique par Ennio Morricone et les
roulements de tambour
d’un Gerry Goldsmith. Une BO
limite parodique, mais extrêmement efficace. Le titre n’a
rien à voir avec l’album
éponyme de Guns’n’ Roses.
Heureusement, d’ailleurs.
She’s
Leaving The Bank, Ry Cooder – Paris, Texas
Comment ne pas aimer ce classique de Ry Cooder, tiré d’un
film tout aussi imparable ?? J’avais vu « Paris, Texas »
lorsque j’avais 20 ans, et j’avais beaucoup aimé. Mais en le
revoyant seize ans plus tard, une fois que ma fille était
née, je me suis aperçu que je
n’avais en fait rien compris, la première fois. C’est le
genre de films que l’on ne peut
vraiment saisir qu’une
fois qu’on a eu des enfants, je pense.
Song
For Bob, Nick Cave & Warren Ellis – The Assassination Of
Jesse James By The Coward Robert Ford
Une totale découverte pour moi. J’étais un peu réticent en
voyant le nom de Nick Cave, artiste génial, mais dont j’ai
du mal à entrer dans l’univers
très tourmenté. Quand à Warren Ellis, musicien originaire de
Melbourne, comme Nick
Cave, je n’avais jamais entendu
parler de lui. Pourtant, c’est le genre de BO que j’écoute
en fin de soirée, un verre
à la main, après une rude
journée. Et après ça, tout va mieux…
Open
Spaces, Johnny Greenwood – There Will be Blood
Film magistral de Paul Thomas Anderson, « There Will Be
Blood » est en plus transcendé par la musique du guitariste
de Radiohead, qui signe ici
l’une des BO les plus originales qui soient, proche de la
musique contemporaine, très loin
du easy listening, mais qui fait
voyager loin, loin…
Abduction, Clint Eastwood – Mystic
River
Clint Eastwood fait partie de ces gens extrêmement agaçants,
car ils excellent dans tous les domaines : non content
d’être un grand acteur et un
réalisateur génial, Eastwood est en plus un brillant
compositeur. C’est le cas pour cette
très angoissante introduction de
« Mystic River », film très sombre, mais magistral.
Long,
Long, time Ago, Javier Navarrete – Pan’s Labyrinth
On ne sort pas indemne de « Pan’s Labyrinth », mais
l’extrême violence des thèmes traités ainsi que de certaines
scènes est – un peu – tempérée
par la musique lyrique de Javier Navarette. Moi qui suis nul
en pratique musicale,
lorsque j’entends de telles BO,
j’ai envie d’apprendre à jouer d’un instrument.
Main
Titles, Danny Elfman – Charlie And The Chocolate Factory
« Charlie And The Chocolate Factory » n’est pas à mes yeux
un grand Burton, mais c’est un grand Elfman,
notamment la scène de générique,
où l’on nous fait visiter l’usine de Willy Wonka. J’ai bien
entendu écouté
ce morceau en dessinant l’usine
de Tino.
Showtime,
John Brion – Magnolia
Si je devais emporter dix films sur une île déserte, «
Magnolia » en ferait partie, tellement Paul Thomas Anderson
y
est touché par la grâce, tant
dans la construction que le jeu d’acteurs ou la mise en
scène. La musique de John
Brion qui l’accompagne est au
diapason de ce chef-d’œuvre.
The
Winner Is, Michael Danna/Da Votcha - Little Miss Sunshine
« Little Miss Sunshine » est une vraie petite perle, que
j’ai revue plusieurs fois et qui se révèle plus jouissif à
chaque
vision. Sa BO, aussi décalée que
le film, lorgne vers la pop sucrée, tout en restant de très
haute tenue, grâce à
la finesse de Michael Danna.
Mad
World, Roland Orzabal – Donnie Darko
Je ne connaissais pas cette version minimaliste de « Mad
World », ma chanson préférée de Tears For Fears.
Il est marqué sur le disque
qu’elle est chantée par Roland Orzabal, l’un des deux
membres de TFF, mais cela
m’étonne, dans la mesure où le
chanteur a un accent américain, sur ce titre. Très beau
morceau, cependant,
avec des paroles poignantes, qui
me rappellent mon premier jour d’école, il y a bien
longtemps…
Just
Another Day, Brian Eno
Je connaissais surtout Brian Eno pour son travail de
producteur (Bowie, U2, notamment), mais ses disques solo
m’ennuyaient souvent. Trop
cérébraux, trop vides d’émotion. Ce n’est pas le cas de
morceau-ci, tiré de l’album
« Another Day On Earth », que
j’écoutais en boucle en me baladant sur les plages
australiennes en automne.
Stateless,
U2
Je termine par où j’ai commencé, avec mon groupe fétiche. Là
encore, il s’agit d’un morceau peu connu, qui apparaît
sur la BO du film « Million
Dollar Hotel », de Wim Wenders. Mauvais film, mais très
belle chanson.
« I’ve got no home in this
world, just gravity, luck and time… ». On peut trouver Bono
exaspérant sur bien des points
(et avec raison), mais c’est un
songwriter magistral. |