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Neuf Mois

 

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Bande Originale

 

La musique a toujours constitué ma première source d’inspiration. Pour chaque album, je me fais donc ma propre compilation des morceaux que j’ai le plus écoutés durant la réalisation, et je réécoute tout ça avec un brin de

nostalgie quelques années plus tard. Dans ce cas-ci, il s’agissait quasi exclusivement de musiques de films,

très planantes pour la plupart.
Curieusement, je n’ai mis dans cette compilation aucune œuvre de Thomas Newman, qui est pourtant mon

compositeur préféré, avec Danny Elfman.
Voici la liste de cette compil’, comprenant 14 morceaux et tirée à quatre ou cinq exemplaires, accompagnée

de quelques élucubrations personnelles !

 

 

Alex Descends Into Hell For A Bottle of Milk , U2
C’est un des rares morceaux instrumentaux de U2, qui se trouve en B-side de The Fly, enregistré durant la période la plus intéressante du groupe, à savoir les sessions de l’album « Achtung Baby », sorti en 1991.

 

Fireworks, Alastair King – Harry Potter And The Order Of The Phoenix.
Je n’ai pas vu le film, mais l’intro mi-électrique, mi-symphonique de cette BO est fantastique, par un compositeur

que je ne connaissais pas. Autant l’univers de Harry Potter m’ennuie profondément, autant les musiques tirées

des films sont belles.

People’s Princess, Alexandre Desplat – The Queen.
Morceau très rythmé d’Alexandre Desplat, l’un des nouveaux compositeurs en vogue à Hollywood.

À la fois très classique et extrêmement moderne. Le film ne m’avait pas marqué, contrairement à sa musique.

Fargo, North Dakota, Carter Burwell - Fargo
C’est Olivier Guéret qui m’a fait connaître Carter Burwell, dont il un fan absolu, avec raison, d’ailleurs, tellement

sa musique habite les films qu’elle traverse. Burwell est aux frères Coen ce que Danny Elfman est à Tim Burton,

puisqu’il a signé la musique de tous leurs films, de « Blood Simple » jusqu’à « Burn After Reading », série en cours.

End Titles, Carter Burwell – Miller’s Crossing
« Miller’s Crossing » n’est pas mon Coen préféré, en revanche, sa musique est à mon goût la meilleure de Burwell. J’adore ce côté lancinant et joyeux en même temps. J’écoutais cette musique en boucle lorsque je faisais les scènes de désert, dans « Neuf Mois ».

Chinese Democracy, Marco Beltramy – 3 :10 To Yuma
Encore un film que je n’ai pas vu, mais dont je ne regrette pas une seconde de m’être procuré la musique :

un croisement entre les western spaghetti mis en musique par Ennio Morricone et les roulements de tambour

d’un Gerry Goldsmith. Une BO limite parodique, mais extrêmement efficace. Le titre n’a rien à voir avec l’album

éponyme de Guns’n’ Roses. Heureusement, d’ailleurs.

She’s Leaving The Bank, Ry Cooder – Paris, Texas
Comment ne pas aimer ce classique de Ry Cooder, tiré d’un film tout aussi imparable ?? J’avais vu « Paris, Texas » lorsque j’avais 20 ans, et j’avais beaucoup aimé. Mais en le revoyant seize ans plus tard, une fois que ma fille était

née, je me suis aperçu que je n’avais en fait rien compris, la première fois. C’est le genre de films que l’on ne peut

vraiment saisir qu’une fois qu’on a eu des enfants, je pense.

Song For Bob, Nick Cave & Warren Ellis – The Assassination Of Jesse James By The Coward Robert Ford
Une totale découverte pour moi. J’étais un peu réticent en voyant le nom de Nick Cave, artiste génial, mais dont j’ai

du mal à entrer dans l’univers très tourmenté. Quand à Warren Ellis, musicien originaire de Melbourne, comme Nick

Cave, je n’avais jamais entendu parler de lui. Pourtant, c’est le genre de BO que j’écoute en fin de soirée, un verre

à la main, après une rude journée. Et après ça, tout va mieux…

Open Spaces, Johnny Greenwood – There Will be Blood
Film magistral de Paul Thomas Anderson, « There Will Be Blood » est en plus transcendé par la musique du guitariste

de Radiohead, qui signe ici l’une des BO les plus originales qui soient, proche de la musique contemporaine, très loin

du easy listening, mais qui fait voyager loin, loin…

Abduction, Clint Eastwood – Mystic River
Clint Eastwood fait partie de ces gens extrêmement agaçants, car ils excellent dans tous les domaines : non content

d’être un grand acteur et un réalisateur génial, Eastwood est en plus un brillant compositeur. C’est le cas pour cette

très angoissante introduction de « Mystic River », film très sombre, mais magistral.

Long, Long, time Ago, Javier Navarrete – Pan’s Labyrinth
On ne sort pas indemne de « Pan’s Labyrinth », mais l’extrême violence des thèmes traités ainsi que de certaines

scènes est – un peu – tempérée par la musique lyrique de Javier Navarette. Moi qui suis nul en pratique musicale,

lorsque j’entends de telles BO, j’ai envie d’apprendre à jouer d’un instrument.

Main Titles, Danny Elfman – Charlie And The Chocolate Factory
« Charlie And The Chocolate Factory » n’est pas à mes yeux un grand Burton, mais c’est un grand Elfman,

notamment la scène de générique, où l’on nous fait visiter l’usine de Willy Wonka. J’ai bien entendu écouté

ce morceau en dessinant l’usine de Tino.

Showtime, John Brion – Magnolia
Si je devais emporter dix films sur une île déserte, « Magnolia » en ferait partie, tellement Paul Thomas Anderson y

est touché par la grâce, tant dans la construction que le jeu d’acteurs ou la mise en scène. La musique de John

Brion qui l’accompagne est au diapason de ce chef-d’œuvre.

The Winner Is, Michael Danna/Da Votcha - Little Miss Sunshine
« Little Miss Sunshine » est une vraie petite perle, que j’ai revue plusieurs fois et qui se révèle plus jouissif à chaque

vision. Sa BO, aussi décalée que le film, lorgne vers la pop sucrée, tout en restant de très haute tenue, grâce à

la finesse de Michael Danna.

Mad World, Roland Orzabal – Donnie Darko
Je ne connaissais pas cette version minimaliste de « Mad World », ma chanson préférée de Tears For Fears.

Il est marqué sur le disque qu’elle est chantée par Roland Orzabal, l’un des deux membres de TFF, mais cela

m’étonne, dans la mesure où le chanteur a un accent américain, sur ce titre. Très beau morceau, cependant,

avec des paroles poignantes, qui me rappellent mon premier jour d’école, il y a bien longtemps…

Just Another Day, Brian Eno
Je connaissais surtout Brian Eno pour son travail de producteur (Bowie, U2, notamment), mais ses disques solo

m’ennuyaient souvent. Trop cérébraux, trop vides d’émotion. Ce n’est pas le cas de morceau-ci, tiré de l’album

« Another Day On Earth », que j’écoutais en boucle en me baladant sur les plages australiennes en automne.

Stateless, U2
Je termine par où j’ai commencé, avec mon groupe fétiche. Là encore, il s’agit d’un morceau peu connu, qui apparaît

sur la BO du film « Million Dollar Hotel », de Wim Wenders. Mauvais film, mais très belle chanson.

« I’ve got no home in this world, just gravity, luck and time… ». On peut trouver Bono exaspérant sur bien des points

(et avec raison), mais c’est un songwriter magistral.

 

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