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Cette histoire en deux pages a été réalisée pour le
concours qu’organisait la FNAC, chaque année, pour aider de
jeunes auteurs non professionnels à se faire remarquer.
Chaque FNAC de France et de Belgique organisait son
concours, et décernait trois prix: le vainqueur gagnait 1000
FF et était sélectionné pour la grande finale nationale,
dont le lauréat voyait son histoire publiée dans “À Suivre”,
la revue de BD qu’éditait Casterman. Les deux suivants
repartaient avec un chèque-cadeau de 500 FF.
Je m’étais inscrit à la FNAC de Parly 2, en région
parisienne, près de laquelle mes parents étaient domiciliés,
et j’avais terminé deuxième... Pas de finale, mais un
chèque-cadeau qui m'avait permis de m'acheter plein de BD.
Alors en troisième année d’études à l’ERG, j’étais à
l’époque très influencé à la fois par Uderzo, mais aussi par
Boucq, ce qui se ressent dans l’esprit de ces planches... |
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En quatrième et dernière année d’études artistiques, je
commençais à en avoir ras la casquette des artistes poseurs
au discours pompeux qui nous bassinaient avec leurs théories
fumeuses et leur élitisme pédant. Du coup, j’ai eu l’idée de
cet artiste conceptuel qui trucide les gens pour après les
exposer en état de décomposition, afin de poser la question
- fondamentale - de /x-tad-bigger>
l’odeur/x-tad-bigger>
dans l’art. Une grande partie de mes professeurs de l’époque
sont caricaturés dans ce récit. Certains ont apprécié,
d’autres beaucoup moins...
Pour le scénario, j’avais travaillé avec un ami qui n’était
pas étudiant en art mais avec lequel je partageais le même
goût pour l’humour au vitriol.
Ces planches ont été réalisées en linogravure, technique
très “physique”, mais que j’appréciais beaucoup à l’époque...
Il y a un chat dans cette histoire, et dans la version
couleur, il était déjà vert... |