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Une grande partie de l’univers -
tant visuel que narratif - du premier Norbert l’Imaginaire
se trouvait présente dans Le Dépresseur, qui aura donc
finalement servi de “brouillon de luxe” à Imaginaire:1/
Raison: 0, certaines scènes du premier ayant été
reprises quasiment à l’identique dans le second.
L’histoire était sensiblement différente, toutefois, et
nettement moins fleur bleue.
Le Dépresseur raconte une grosse déprime: Simon vient
de se faire plaquer par Élodie, sa compagne. Tout se passe
le jour de son anniversaire, et il prend son bain en se
saoulant au whisky, lunettes rouges sur le nez, avant de
disjoncter.
Norbert et le Capitaine se détestent déjà, mais ils
gouvernent ensemble. Le professeur Appelflap (qui deviendra
le Professeur Pommezed dans Norbert l’Imaginaire,
sauf dans la version en néerlandais, où il a gardé son nom
d’origine, pour une raison qui m’échappe) les aide à
combattre l’infâme dépresseur, bête rouge gluante qui dévore
tout sur son passage et veut conduire Simon au suicide.
Le Comité d'Éthique comprenait douze membres au lieu de six,
qui étaient aux ordres du Capitaine, méprisaient Norbert et
ne pensaient déjà qu’à manger.
Pas question de Nora dans cet album, car c’est Olivier
Guéret qui l’a inventée plusieurs années plus tard, quand
nous avons décidé de reprendre le projet à zéro.
Olivier Guéret a également créé, entre autres, Bernadette, la
Mère
supérieure qui règne au sein d’Élodie, et l’Émotron, le
globe régulateur d’émotions.
Plus que la forme, c’est le ton de l’histoire qui oppose
vraiment Le Dépresseur et Imaginaire:1 / Raison: 0 : Une
peine de coeur qui tourne mal d’un côté et un coup de foudre
salvateur de l’autre.
La fable politique est également beaucoup plus présente dans
le second projet, bien plus élaboré scénaristiquement.
La technique de dessin n’est pas la même non plus: de la
couleur directe faite main pour l’un,
de l’encrage classique et du
coloriage informatique pour l’autre.
Voici un comparatif des deux albums, en quelques extraits. |