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80 JOURS

Présentation du projet
Couvertures
15 premières planches
Storyboards
Crayonnés
Scènes refaites
Repérages photos
Bruxelles, visite guidée
Journal de bord
Benjamin
Button
80
Jours, la Bande Originale
Revue de presse
Le coin des internautes
Achat en ligne
Neuf Mois
Norbert l'Imaginaire
31 Place de
Brouckère
Travaux
d'étudiant |
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Présentation du
projet |
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Le point de
départ de 80 jours.../smaller>/fontfamily> |
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J’avais eu cette idée d’un type qui rajeunit d’un an chaque
jour il y a quatre où cinq ans.
En général, pour qu’une idée devienne un projet,
puis un scénario et enfin un album, tout cela
doit mijoter durant un laps de temps assez
conséquent.
J’avais imaginé tout d’abord un vieux Monsieur très riche,
grand magnat à la Citizen Kane, dans son grand lit,
au milieu de sa grande chambre, au centre d’une
grande demeure, en plein hiver, avec de la neige dehors,
et toute sa tribu dans le grand salon, qui attend au
coin du feu que le patriarche passe l’arme à gauche, pour
enfin se partager le grand héritage. Bref, tout était
grand.
La famille se déteste, et, on le sent, ça va péter dès que
le vieux aura claqué.
Dans sa chambre, le curé est là pour lui donner
l’extrême-onction, car tout le monde pense - espère - qu’il
ne passera pas la nuit.
Et puis le lendemain, il va mieux, et ainsi de suite, et il
agace tout le monde à rajeunir comme ça,
et à mettre la
pagaille, une fois de plus. On s’aperçoit que c’est un sale
type qui a semé la haine autour de lui pendant toute sa
vie, en divisant pour mieux régner.
J’en étais là dans mon projet, et puis j’ai arrêté car je ne
voyais pas comment tout cela finissait et
- question
essentielle - je n’arrivais pas à savoir pourquoi ce
type rajeunissait. |
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J'ai donc
abandonné, mais le projet a dû grandir quelque part chez moi pour resurgir au bon moment, quelques années plus tard.
Après ça, avec Olivier Guéret, on a fait les trois
Norbert l’Imaginaire.
Et tout à coup, l’autre histoire est remontée, les éléments
du récit s’enchaînant dans ma tête, une scène appelant la suivante,
et ainsi de suite.
Je venais de comprendre deux choses: d’abord, l’intrigue
devait être plus intimiste et se resserrer autour de deux
personnages. Ensuite, son
rajeunissement servait surtout de prétexte au personnage,
pour tenter de rattraper les errances de son passé.
Bref, un album sur les regrets, ce thème en appelant
d'autres, comme le passage de témoin entre générations et
le rapport filial.
Pour ce projet, j’ai décidé de faire lire mon premier jet à
Olivier Guéret, juste pour avoir son avis, comme ça, car
j’étais à ce moment-là encore déterminé à entreprendre ce
livre tout seul.
Comme il aimait beaucoup et qu'il a amené des suggestions
intéressantes dès le départ, je lui ai proposé de faire cet
album à deux, comme pour
Norbert l’Imaginaire, qui restera toujours le socle
fondateur de notre collaboration. |
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Techniquement parlant, 80
jours est complètement différent de Norbert
l'Imaginaire, car je pars de
crayonnés qui sont scannés et ensuite coloriés sur
ordinateur. Donc, pas d’encrage.
C’est Arnaud de la Croix, éditeur chez Casterman, qui m’a
encouragé à aller dans cette direction.
Il aimait bien
Norbert, mais trouvait le dessin trop sage, trop
froid par rapport au sujet que nous nous apprêtions à
évoquer dans 80 jours.
Après quelques recherches infructueuses (couleur directe,
gouaches, acryliques, écoline, aquarelles, photocopies
retravaillées, etc...), je me suis donc tourné vers cette
technique du crayonné, en mélangeant du très sale (le
crayon gras) à du très propre (l’informatique). |
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